En bref
La désinclusion dégage une dent qui n'a pas fait son éruption sur l'arcade, souvent la canine supérieure, dent essentielle à conserver. Le chirurgien la dégage, puis le praticien en orthodontie la tracte, les deux travaillant ensemble.
Qu'est-ce qu'une dent incluse ?
Une dent incluse est une dent qui n'a pas fait son éruption normale sur l'arcade et reste bloquée dans l'os ou sous la gencive. Après les dents de sagesse, la canine supérieure est la dent la plus fréquemment concernée. Contrairement à la dent de sagesse, elle est fonctionnellement importante : on cherche donc à la conserver.
Le déroulé : dégagement puis traction
Après une localisation précise sur imagerie 3D, la dent est dégagée sous anesthésie locale. Une attache est généralement collée sur la dent pour permettre au praticien en orthodontie de la tracter progressivement jusqu'à sa position définitive sur l'arcade.
Cette prise en charge est menée en étroite coordination entre le chirurgien et le praticien en orthodontie, sur un plan de traitement commun.
Suites et durée du traitement
Les suites du geste chirurgical sont généralement légères. Le traitement orthodontique de traction se poursuit ensuite sur plusieurs mois, selon la position initiale de la dent et l'âge du patient.

Le déroulé, étape par étape
Bilan ortho-chirurgical
Imagerie 3D pour localiser précisément la dent incluse et coordonner chirurgien et praticien en orthodontie.
Dégagement chirurgical
Sous anesthésie locale, la dent est dégagée et une attache de traction y est collée.
Traction orthodontique
Le praticien en orthodontie guide progressivement la dent vers sa place sur l’arcade.
Suivi conjoint
Chirurgien et praticien en orthodontie contrôlent ensemble l’évolution.


Anesthésie & confort
L’intervention se déroule sous anesthésie locale, parfois complétée d’une prémédication relaxante si l’appréhension est forte. Pendant le geste, la zone est anesthésiée : ce que l'on perçoit, ce sont des pressions. Les suites sont généralement modérées : un œdème et une gêne de quelques jours, anticipés par une ordonnance remise avant l’intervention.
Après l’intervention : les consignes
- Mordre sur la compresse 30 minutes, puis éviter de cracher ou rincer le premier jour.
- Appliquer du froid par intermittence les premières heures pour limiter l’œdème.
- Alimentation tiède et molle 48 heures ; éviter tabac et alcool pendant la cicatrisation.
- Brossage doux dès le lendemain, en évitant la zone opérée ; bains de bouche prescrits en relais.
- Rappeler le cabinet en cas de saignement persistant, de fièvre ou de douleur croissante.
Contre-indications & précautions
- Certains traitements (anticoagulants, biphosphonates…) nécessitent une préparation spécifique, évaluée en consultation.
- Une infection aiguë en cours peut faire différer le geste de quelques jours.
- Le tabagisme augmente le risque de complications de cicatrisation.
