En bref
La greffe osseuse reconstitue un os résorbé pour permettre la pose d'un implant, par comblement alvéolaire, régénération osseuse guidée ou greffe d'apposition. Planifiée en 3D et réalisée sous anesthésie locale selon un protocole rigoureux, elle demande quelques mois de cicatrisation avant l'implant.

Pourquoi greffer l'os avant un implant ?
Un implant dentaire a besoin d'un volume osseux suffisant, en hauteur comme en épaisseur, pour être posé et durer. Or la perte d'une dent entraîne progressivement une résorption de l'os. La greffe recrée ce support lorsqu'il s'est aminci.
Les techniques de greffe et de comblement
Comblement alvéolaire (préservation de site)
Réalisé au moment de l'extraction, il limite la fonte osseuse et prépare le futur implant.
Régénération osseuse guidée
Reconstruction localisée à l'aide d'un matériau de comblement et d'une membrane, pour restaurer épaisseur ou hauteur.
Greffe d'apposition
Apport de matériau pour élargir ou rehausser la crête osseuse dans les déficits plus importants.
Au maxillaire postérieur, une élévation sinusienne est parfois indiquée.
Déroulé, cicatrisation et suites
L'intervention est planifiée sur imagerie 3D et réalisée sous anesthésie locale. Un délai de cicatrisation de quelques mois est nécessaire avant la pose de l'implant, le temps que l'os greffé se consolide. Les suites sont généralement modérées.
Le déroulé, étape par étape
Bilan 3D
L'imagerie 3D (cone beam) quantifie le déficit osseux et détermine la technique de reconstruction adaptée.
Greffe
Sous anesthésie locale : le biomatériau ou le greffon est mis en place et stabilisé, puis le site suturé hermétiquement.
Maturation
Le greffon est colonisé par l’os naturel jusqu’à devenir un site implantable.
Réévaluation
Une nouvelle imagerie 3D valide le volume obtenu avant la pose des implants.


Anesthésie & confort
L’intervention se déroule sous anesthésie locale, parfois complétée d’une prémédication relaxante si l’appréhension est forte. Pendant le geste, la zone est anesthésiée : ce que l'on perçoit, ce sont des pressions. Les suites sont généralement modérées : un œdème et une gêne de quelques jours, anticipés par une ordonnance remise avant l’intervention.
Après l’intervention : les consignes
- Mordre sur la compresse 30 minutes, puis éviter de cracher ou rincer le premier jour.
- Appliquer du froid par intermittence les premières heures pour limiter l’œdème.
- Alimentation tiède et molle 48 heures ; éviter tabac et alcool pendant la cicatrisation.
- Brossage doux dès le lendemain, en évitant la zone opérée ; bains de bouche prescrits en relais.
- Rappeler le cabinet en cas de saignement persistant, de fièvre ou de douleur croissante.
Contre-indications & précautions
- Certains traitements (anticoagulants, biphosphonates…) nécessitent une préparation spécifique, évaluée en consultation.
- Une infection aiguë en cours peut faire différer le geste de quelques jours.
- Le tabagisme augmente le risque de complications de cicatrisation.
- Le tabac est ici un facteur d’échec majeur : un sevrage, même temporaire, est fortement conseillé.
