En bref
L'élévation sinusienne se fait quand la hauteur d'os est insuffisante au maxillaire postérieur, au niveau des molaires du haut, pour permettre la pose d'un implant. On soulève la membrane sinusienne et on comble pour créer de l'os, par voie crestale, mini-invasive, ou latérale selon le déficit.

Qu'est-ce que l'élévation sinusienne ?
Dans le secteur postérieur du maxillaire, la proximité du sinus maxillaire et la résorption osseuse limitent parfois la pose d'implants. L'élévation sinusienne, ou sinus lift, recrée la hauteur osseuse nécessaire en soulevant délicatement la membrane qui tapisse le plancher du sinus, puis en comblant l'espace créé par un matériau de greffe.
Les deux approches : crestale et latérale
- Voie crestale : technique peu invasive, adaptée à un déficit osseux modéré ; l'implant peut parfois être posé dans le même temps.
- Voie latérale : pour les augmentations plus importantes, via un accès sur le côté du maxillaire.
Le choix dépend de la hauteur osseuse résiduelle, évaluée sur imagerie 3D. Une greffe osseuse complémentaire est parfois associée.
Suites et récupération
Les suites sont généralement simples. Des consignes spécifiques (éviter de se moucher fortement et de créer une pression dans le nez pendant 2 à 3 semaines) favorisent la cicatrisation du site sinusien.
Le déroulé, étape par étape
Bilan 3D
L'imagerie 3D (cone beam) mesure la hauteur d’os disponible sous le sinus et guide la technique choisie.
Élévation du sinus
Sous anesthésie locale, la membrane sinusienne est délicatement soulevée et l’espace comblé par un biomatériau.
Maturation osseuse
Le greffon se transforme progressivement en os apte à recevoir les implants.
Pose des implants
Parfois simultanée à l’élévation si le volume initial le permet.


Anesthésie & confort
L’intervention se déroule sous anesthésie locale, parfois complétée d’une prémédication relaxante si l’appréhension est forte. Pendant le geste, la zone est anesthésiée : ce que l'on perçoit, ce sont des pressions. Les suites sont généralement modérées : un œdème et une gêne de quelques jours, anticipés par une ordonnance remise avant l’intervention.
Après l’intervention : les consignes
- Mordre sur la compresse 30 minutes, puis éviter de cracher ou rincer le premier jour.
- Appliquer du froid par intermittence les premières heures pour limiter l’œdème.
- Alimentation tiède et molle 48 heures ; éviter tabac et alcool pendant la cicatrisation.
- Brossage doux dès le lendemain, en évitant la zone opérée ; bains de bouche prescrits en relais.
- Rappeler le cabinet en cas de saignement persistant, de fièvre ou de douleur croissante.
- Ne pas se moucher fort ; éternuer bouche ouverte. Ces consignes valent 2 à 3 semaines, le temps que le sinus cicatrise.
Contre-indications & précautions
- Certains traitements (anticoagulants, biphosphonates…) nécessitent une préparation spécifique, évaluée en consultation.
- Une infection aiguë en cours peut faire différer le geste de quelques jours.
- Le tabagisme augmente le risque de complications de cicatrisation.
- Une sinusite chronique non traitée doit être assainie au préalable.
